de
bien
loin…
et
il
s’enfonca
dans
une
reverie
qui
dura
longtemps.
puis,
sortant
mon
mouton
de
sa
poche,
il
se
plongea
dans
la
contemplation
de
son
tresor.
vous
imaginez
bien
j’avais
pu
etre
intrigue
par
cette
demi-confidence
sur
“les
autres
plaes”.
je
m’efforcai
donc
d’en
savoir
plus
long:
—
d’ou
viens-tu
mon
petit
bonhomme
ou
est-ce
“chez
toi”
ou
veux-tu
emporter
mon
mouton
il
me
repondit
apres
un
silence
meditatif:
—
ce
qui
est
bien,
avec
la
caisse
que
tu
m’as
donnee,
c’est
que,
la
nuit,
ca
lui
servira
de
maison.
—
bien
sur.
et
si
tu
es
gentil,
je
te
donnerai
aussi
une
corde
pour
l’attacher
pendant
le
jour.
et
un
piquet.
la
proposition
parut
choquer
le
petit
prince:
—
l’attacher
quelle
drole
d’idee!
—
mais
si
tu
ne
l’attaches
pas,
il
ira
n’importe
ou,
et
il
se
perdra.
et
mon
ami
eut
un
nouvel
eclat
de
rire:
—
mais
ou
veux-tu
qu’il
aille!
—
n’importe
ou.
droit
devant
lui…
alors
le
petit
prince
remarqua
gravement:
—
ca
ne
fait
rien,
c’est
tellement
petit,
chez
moi!
et,
avec
un
peu
de
melancolie,
peut-etre,
il
ajouta:
—
droit
devant
soi
on
ne
peut
pas
aller
bien
loin…